Il y a la Côte d'Azur des visiteurs, qui vit de onze heures à dix-huit heures et fait la queue aux mêmes trois endroits, et il y a la Côte d'Azur des habitants, qui commence à huit heures, déjeune à treize heures, se baigne en septembre et sait quelle route prendre. Dix ans de vie à Nice m'ont appris la seconde, et c'est celle que j'essaie d'offrir à mes clients. Voici les habitudes qui font la différence.
Chaque ville de la côte a son marché du matin, et chacun est terminé à treize heures. Le Cours Saleya à Nice, le Cours Masséna à Antibes, Forville à Cannes, les halles de Menton : allez-y entre huit et dix heures, goûtez ce qui est de saison, parlez aux producteurs. Le lundi est l'exception presque partout, prévoyez ce jour-là un village ou un musée.
Èze, Saint-Paul-de-Vence et Gourdon sont magiques à neuf heures du matin et à dix-huit heures, et épuisants à quatorze heures en été. Les habitants le savent et n'y vont simplement pas à midi. Moi non plus, et c'est la chose la plus utile que je fais pour mes clients : le bon horaire.
Trois routes filent vers l'est depuis Nice vers Monaco et Menton. La Basse Corniche longe l'eau par Villefranche et Beaulieu, la Moyenne Corniche grimpe jusqu'à Èze, et la Grande Corniche, tracée sous Napoléon, court sur la crête avec toute la côte en dessous. L'autoroute est plus rapide et ne voit rien. Sur mes visites, nous prenons celle qui va avec la lumière.
Les sentiers du littoral du Cap-Ferrat et du Cap d'Antibes sont gratuits, plats et presque vides hors week-end : une heure de pins, de rochers et d'eau claire, avec les villas des caps au-dessus de vous. Prenez un maillot de juin à octobre ; les habitants se baignent depuis les rochers, pas depuis les plages.
À vingt minutes derrière la côte, la Côte d'Azur devient la Provence : les villages perchés de Gourdon et Tourrettes-sur-Loup, les oliveraies, et une rivière secrète aux vasques assez claires pour s'y baigner, où j'emmène ceux qui veulent une échappée nature après la mer. Presque aucun visiteur n'y va ; presque tous les habitants, oui.
Ici, on déjeune à treize heures, pas à midi, et c'est le repas principal. Socca et pissaladière à Nice, la daube de l'arrière-pays, les citrons de Menton, le rosé de Bellet et de Provence : mangez ce qui est de saison et demandez le plat du jour. Les adresses changent chaque année, et tenir cette liste à jour fait partie de mon métier.
La mer est à son plus chaud en septembre et dans la première moitié d'octobre, la foule est partie et la lumière est la plus belle de l'année. Si vous pouvez choisir vos dates, c'est le mois que les habitants choisiraient pour vous.
Èze à midi en août. La Croisette pendant le festival, sauf si vous êtes là pour lui. Monaco le week-end du Grand Prix, sauf si vous avez une place. Les plages de la Promenade en juillet, quand les criques des caps sont à vingt minutes. La moitié du savoir local, c'est savoir où ne pas être.
Vous pouvez faire tout cela seul, avec du temps et une voiture. Ce qu'un guide-conférencier privé ajoute, c'est le bon horaire sans les essais et les erreurs, la porte qui s'ouvre parce que je connais la personne derrière, l'intérieur de la villa ou du musée qu'un chauffeur ne peut pas vous donner, et une journée qui s'adapte à vous au fil des heures. Ma page sur les visites privées de luxe explique à quoi cela ressemble, et mon classement des excursions depuis Nice vous dit honnêtement où passer vos journées.
Ces expériences privées sont la suite naturelle de cet article. Les prix s'entendent par groupe, jamais par personne.
En juillet et août, oui, entre onze et dix-huit heures et dans une poignée de lieux. En dehors de ces heures et de ces mois, la côte est remarquablement calme. La réponse des habitants : commencer tôt, garder les villages pour les extrémités de la journée, et aller dans l'arrière-pays à midi.
Tôt le matin et après dix-sept heures, et de préférence sur les rochers et dans les criques du Cap-Ferrat, du Cap d'Antibes ou de Villefranche plutôt que sur les grandes plages. Septembre et début octobre sont les mois préférés : mer chaude, sable vide, lumière douce.
Non, mais un bonjour au marché ouvre bien des portes. Sur mes visites, je guide en français, en anglais et en espagnol, et je m'occupe de la conversation avec les producteurs, les gardiens et les restaurateurs, pour que vous en ayez le plaisir sans l'effort.